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"CETTE CHOSE" – Essai sur une entité plus ancienne que l'Homme
IV. Psychologie : dissociation, brèche et construction symbolique

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surgissait derrière, engloutissant peu à peu la perception. Tout commence par une angoisse sourde, puis le monde bascule : les sons se distordent, les couleurs deviennent douloureuses, le corps agit mais n’est plus habité. On entre dans ce que certain·es décrivent comme une vue à la troisième personne : on voit son corps parler, bouger, acheter, mais on ne se souviendra pas toujours. La scène se déplace : on faisait la vaisselle, et l’on revient à soi au supermarché, les mains tremblantes.

C’est cela, aussi, "cette chose". Elle efface la frontière entre soi et le monde. Elle érode la mémoire et installe une présence autre, silencieuse mais dominante. Les troubles dissociatifs, l’anxiété généralisée, les phobies sociales, les épisodes psychotiques légers, tout cela forme un champ de bataille mental où l’on tente de rester debout malgré les coups invisibles.

Et puis il y a l’hypersensibilité. Cette capacité à ressentir la douleur physique ou émotionnelle des autres, parfois même avant qu’ils ne l’expriment. Ce n’est pas un don, mais un poids. Cela rend chaque contact humain incertain, chaque échange intense, parfois insupportable. Le monde devient trop. Trop rapide, trop bruyant, trop incohérent. Et cette chose, là encore, agit comme un filtre, un voile, une interface.
 

Publié le 28/02/2026 / 1 lecture
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