Je te prendrais une nuit des bras du silence. Pour une fois, je te donnerais la main. Une main qui tremble, un peu comme toi. Je te ferais voir le monde de mes yeux pas tout à fait crevés. Avec un peu de patience, tu la verras naître d’un rayon chaud. L’illusion d’un instant qui t’abandonne à la douceur. Ce que tu ne trouves nulle part ailleurs sur cette sphère. Le rouge d’un coquelicot à ta fenêtre. Suspendu à un fil, tu ne descendras plus. Il est grand temps, à nouveau, de ne plus se prendre au sérieux. Je déteste les lettres de mon sourire, en attendant de posséder les mots. Ceux qui ne transpercent pas mais qui te réconfortent. Une pensée pour toi qui s’envole comme un arbre tutoie le ciel, chargé d’essentiel. Et ne plus crier, que quelqu’un nous entende parler d’amour et rigoler bêtement.