Je m'use à penser, à labourer mes idées

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L'herbe folle que la rosée perle. J'arpente la terre à la recherche de qui nous sommes. Je m'use à penser, à labourer mes idées. Quand je marche, elles ne me quittent pas. Elles restent accrochées comme la boue aux roues de mon tracteur. J'effleure le matin, soulève la pellicule de joie. Quelque part, où que tu sois, je saurais te retrouver. Je ne suis qu'un passage, un instantané sans contour, un accent chantant, un regard à ne pas oublier, une main qui ne quitte pas. Le temps fera son œuvre et je ne crois pas au destin. Mon cœur éclate, il n'est pas délicat. Je n'oublie pas d'aimer tous les jours. A l'ombre du pommier, le chapeau de paille recouvre mon visage. Je rentre avec l'odeur du regain, le paysage qui rechigne à être plat. La liberté se gagne sans renoncement.


Publié le 17/01/2026 / 17 lectures
Commentaires
Publié le 19/01/2026
J’aime beaucoup cette écriture. Elle est profondément métaphorique, ancrée dans la terre. Les images agricoles donnent une vraie matière aux pensées, comme si l’introspection passait par le paysage et le geste. On sent une poésie simple, une liberté qui se construit sans grand discours, juste dans le mouvement, l’attention et la persistance à aimer. Un texte intime, qui laisse une trace. Merci
Publié le 19/01/2026
Je suis vraiment touché par ce commentaire. C'est une grande partie de mon histoire. Ce sont mes racines. Merci pour ces mots très justes.
Publié le 20/01/2026
Dans ton écriture on ressent ce bien-être, cette liberté que tu éprouves pour le monde paysan. Les émotions sont reliées à la terre, à la culture. On sent un cœur qui vit étroitement avec la nature. Le geste est plaisir et ouverture. Merci de nous donner à voir ce monde apaisant.
Publié le 20/01/2026
J'avoue que je suis un peu de triste de ne pas avoir eu le courage de partager ma poésie avec lui. Je le fais aujourd'hui même s'il est un peu tard ...
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