Je vais perdre la guerre

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Je vais perdre la guerre, je le sais bien.

Je n'ai pas vos armes, je n'ai pas votre force. 

Je suis seul, vous paraissez nombreux.

Je chéris la vérité, vous glorifier le mensonge. 

Je compose avec la doute, vous jouez avec la peur. 

Je dirais qu'il n'est pas trop tard pour se lever, pour résister. 

Je ne vous déteste pas, je cherche à vous comprendre. 

J'entends vos plaintes, je vois la détresse. 

Je sais la manipulation, je sais les promesses. 

Il est si dur de résister aux sirènes qui nous appellent.

Il est facile de simplifier, de se trouver un bouc-émissaire. 

Je n'ai pas la solution à vos égos démesurés, votre vengeance assumée.

Je ne vais pas me taire face à votre violence inconsciente.

Je m'engage contre l'immobilisme, la résignation.

Je m'engage pour le commun, pour une société plus juste. 

Vous me trouvez naïf, je vous trouve paresseux. 

Vous me dites parano, je vous dis gonflés au mélo.

Faites ce que vous voulez mais battez vous.


Publié le 27/02/2026 / 4 lectures
Commentaires
Publié le 27/02/2026
Tu ne perdras pas la guerre tant que tu écriras. Tant que tes mots refuseront de plier, tant que ta voix, même tremblante, se lèvera. Ils ont les armes, oui, mais toi tu as la conscience. Ils ont la force du nombre, toi celle du sens. Tu n’es pas seul : il y a toujours, quelque part, une autre main qui tremble comme la tienne, un regard qui cherche encore la lumière derrière la peur. Résister, ce n’est pas gagner. C’est refuser de devenir ce qu’ils attendent. Continue à parler, à écrire, à croire. Le monde a besoin de celles et ceux qui doutent, pas de ceux qui dorment.
Publié le 27/02/2026
Tu as raison. Je suis bouleversé en ce moment. Je n'ai plus mon repère depuis 10 ans mais je n'oublie pas les leçons, ni l'émotion, ni l'histoire. Je ne peux pas ne rien faire. Alors je m'engage, je ferais entendre ma voix et celles et ceux qui n'en n'ont plus....
Publié le 27/02/2026
C’est une force immense que de transformer le bouleversement en engagement. Ce que tu portes, ce n’est pas seulement une douleur, c’est une mémoire vivante. Dix ans sans repère, et pourtant tu tiens debout, avec cette flamme qui refuse de s’éteindre. Faire entendre ta voix, c’est déjà réparer un peu le monde. C’est redonner souffle à celles et ceux qu’on a fait taire, c’est rappeler que la dignité ne se négocie pas. Tu n’as pas perdu ton repère, tu l’as déplacé, il bat désormais dans ton courage, dans ton refus du silence. Continue à marcher, même tremblant : chaque mot que tu poses est un acte de résistance. Surtout n’oublie pas tu n’es pas seul...
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