LA CURE
Chronologie 20 mai 2025 => 02 juillet 2025
Cheminement
Des décades d’embuscades
L’enlisement, le déni
Pas besoin de rades
Combattre pour la vie
S’embourber, la panade
À la finale on pait le prix
La dépression, les cris
L’obscurité, on fuit
Les larmes, les non-dits
Les amis, les camarades
On part en croisade
Mais l’issue tarde
La société est malade
Combat
Isolement, autodestruction
Pourtant la lumière est là
Cachée par l’addiction
Chaque jour est un combat
Toute une vie sans passion
Nuit agitée, et le soleil est là
Motivation puis démission
Un chemin pas après pas
Pourtant désir d’action
Puis demain moral au plus bas
Conscience de la situation
Mais caché comme un rat
C’est ça le combat
Rien
La colère ne sert à rien
La rage c’est pour les chiens
La haine ne mène à rien
La violence t’éloigne des tiens
Inactif, tu n’es plus rien
Alors il faut renouer les liens
S’envoler, devenir aérien
Prendre soin de tes voisins
Faire le ménage, tuer les acariens
Reprendre sa vie en main
Reprendre la route sans frein
Et enfin retrouver les siens
Nécessité
Respiration et transmission
Élèvent les âmes torturées
Résilience et pardon
Soignent les damnés
Action et réaction
Réaniment la volonté
Engagement et création
Réveillent les pensées
Faire la guerre à l’addiction
N’est pas une finalité
Retrouver de l’ambition
Est une nécessité
Le cycle
Chacun dans sa case
Le soleil se lève chaque jour
Le ciel est gris ou turquoise
Chacun dans sa phase
Tous les jours les gens se croisent
Puis la lune prend son tour
Chacun se couche il est tard
Et on recommence pour un tour
Et le cycle infini repart
Mais sûrement pas pour toujours
Parenthèse
Assis sur cette chaise
J’entends les oiseaux chanter
Je suis léger, rien ne me pèse
Tout autour de moi, la beauté
La nature, les arbres, les prés
Les fleurs, la faune, la forêt
Se détendre, se reposer
Tous ces éléments m’apaisent
Seul avec mes pensées
Comme une parenthèse
Loin de la société
Et soudain l’esprit s’élève
Majorité
Bonne année, bonne santé !
Un adage entendu mille fois
Expression bien installée
Comme un postulat
Habitude culturelle héritée
Une obligation en soi
Toute une population unifiée
Pour une soirée, pour un mois
Et après ? Quelle société ?
Ça recommencera dans 12 mois
Où est la sincérité ?
Peut-être faut-il voir au-delà
Pourquoi critiquer la majorité ?
Le projet
Se remettre en question
Plus qu’une idée, un projet
Trouver des solutions
Déterminer un trajet
Penser à une reconstruction
Chaque jour un progrès
Chaque jour une action
Esquiver le mauvais
Se sortir du tourbillon
Œuvrer pour le concret
Analyser la situation
Se réaliser, soigner ses plaies
Le refuge
Le sommeil est un refuge
Le lit est un cocon
Des heures allongé, comme une purge
Plus de jour, plus de saison
Plus de soleil, plus de déluge
Isolé de la population
Des rêveries confuses
Parfois des angoisses, des émotions
Le cerveau qui s’amuse
De drôles de sensations
Le corps qui refuse
Paralysie malgré les missions
La déroute
On dit que l’Homme est un animal
Qui a su évoluer et dominer la nature
Le feu, le fer, la guerre, le mal
L’art, les machines, la culture
Explorer, nommer les étoiles
La démocratie, la dictature
Maîtriser la mort, but radical
Mais désormais la route se fissure
Malgré un progrès colossal
C’est le moment de la rupture
Le dogme du tout libéral
La science comme armure
Pour une déroute générale
Le marché
Comparer, acheter, stocker
Produire, consommer, assouvir
Ce n’est pas réparable ? Il faut jeter
Nouveaux projets ? Il faut construire
Faire de la place, déforester
Travailler puis se divertir
La Terre est un immense marché
Écraser l’autre pour obtenir
Quitte à voiler la vérité
Il faut nourrir l’Empire
Une nature dévastée
Pas pour le meilleur mais pour le pire
Paradis
Logé au milieu de la forêt
Un bassin d’eau cristalline
Des fougères géantes, un jardin secret
Les arbres tropicaux culminent
Des roches gravées par les Amérindiens
Évoquent un peuple digne
Un petit coin magique, serein
Des fourmis marchent en ligne
Et forment un drôle de train
Les oiseaux volent autour de la colline
La nature, le calme, la paix
Et le soleil émerge comme un signe
Caillac-City
Caillac, son église, son lac
Son tabac-presse, sa clinique
Cure pour la coke, l’alcool, le crack
Pour les consommateurs chroniques
Exclusion directe si tu craques
Plus aucun produit toxique
Pas de vin, ni bière, ni cognac
Un peu d’activité physique
Ce n’est pas paradisiaque
Beaucoup de substituts chimiques
En attendant le come-back
Avec le courage que ça implique
La lueur
Au bout du boulevard, une lueur
Je marche lentement
Je marche la tête haute, sans peur
Le long des grands bâtiments
Les trottoirs sont déserts à cette heure
Dans ma tête se mélangent les sentiments
Amour, colère, chaleur, aigreur
Passé, futur, présent
Je dois prendre de la hauteur
Prendre du recul, prendre du temps
Suivre cette lueur comme conducteur
Savoir écouter, profiter du moment
Pour finalement sortir de la torpeur
Pour finalement être présent
La cavale – partie 1
4 jours de cavale sous le soleil
L’évadé est à bout de force
4 jours à se cacher, les sens en éveil
La peau brûlée, le corps amorphe
Manque d’énergie, manque de sommeil
La nuit dernière passée dans une fosse
L’autre nuit dans une chapelle
Sans cesse il pense à ses gosses
Dans 6 jours il rejoint Marseille
Il lui reste 2 euros dans les poches
Pas un nuage dans le ciel
Pourtant il tient, son but approche
Planète
La lumière du jour rend les étoiles invisibles
Elles sont pourtant bien là, au loin
Le soleil rend la lune visible
Elle brille dans la nuit comme un témoin
Satellite naturel accessible
La danse des planètes fascine les humains
Une danse infinie, un équilibre
La Terre est notre foyer, notre recoin
Sous nos pieds son cœur vibre
Elle nous a pris sous son aile, en son sein
Elle nous a appris à vivre
Mais pas à prendre soin de notre prochain
4 chemins
Aux Antilles on parle de “4 chemins”
Ailleurs il s’agit d’un carrefour
4 directions, 4 destins
Différentes rencontres, des détours
Des coups de chance, des coups de main
Des vampires, des vautours
Des perches tendues, des copains
Des impasses, des demi-tours
De l’empathie, du soutien
Des échéances, des comptes-à-rebours
De l’amour, des câlins
Des départs, des retours
Et parfois le bon train
Pour se poser : la fin du parcours
Le village
On entend le clocher au loin
Le soleil fait disparaitre la rosée
Un vent léger disperse l’air salin
On peut sentir l’odeur du café
Ça discute entre voisins
Les plus âgés partent au marché
L’aube a laissé place au matin
Les gamins partent à l’école à pied
On croise des gens le pain à la main
Une véritable vie de quartier
La douceur simple au quotidien
À l’écart des mégapoles saturées
Des rapports francs et plus humains
Les saisons suivent, bientôt l’été
La cavale – partie 2
Plus que 2 jours avant la fin de la cavale
La peau sur les os, le soleil continue de taper
Il continue d’avancer, tant bien que mal
Il est exténué mais il ne veut pas lâcher
Il erre dans un paysage minéral
Les quelques plantes sèches sont condamnées
Il se sent traqué comme un animal
La peur au ventre de se faire rattraper
Depuis quelques heures il longe un canal
Soudain c’est la fin, il est encerclé
Adieu Marseille, retour au milieu carcéral
Essayer ne veut pas dire gagner
Mais essayer est fondamental
Le navire / la tempête – partie 1
Le navire quitte le port come tous les matins
Tout est prêt à bord, le ciel est gris
La houle est forte et malmène les marins
Une fois au large, la mer offre un répit
A l’avant nagent quelques dauphins
Il ne faut pas traîner, rentrer avant la nuit
Le port n’est plus qu’un petit point au loin
Les hommes remontent les filets, c’est parti
Le travail est dur, il blesse les mains
Tout à coup le vent se lève, souverain
La houle est revenue, et bien établie
Il faut rentrer au port avec le butin
Rentrer rapidement avant la tragédie
De l’arène à la télé-réalité
Les gladiateurs sont dans l’arène
Le public est impatient de voir le sang
De jouir de cette attraction malsaine
Les plus faibles ne ressortiront pas vivants
Divertir le peuple par la haine
Une tradition d’un autre temps
Nous avons évolué depuis l’époque gallo-romaine
Tout se passe derrière les écrans
Plus d’arène, plus de morts, plus de sang
Insultes, trahisons, colères soudaines
Avec un petit accent du sud chantant
Du silicone, des muscles, des scènes
Nivellement par le bas et rendement
Le navire / la tempête – partie 2
Le navire peine à rentrer au port
Le moteur à fond, l’équipage est sur ses gardes
La mer est démontée et le vent est fort
La tempête se déchaine, c’est l’escalade
3 marins sont déjà passés par-dessus bord
Une déferlante les prend en embuscade
Le navire se retourne et s’évapore
Il s’enfonce dans les profondeurs océanes
La mer nourrit, mais aussi dévore
Au village l’inquiétude plane
Mais ils devinent déjà la réalité du sort
Ici tout le monde connait l’océan et ses arcanes
Un nouveau début
Le vent chaud s’engouffre dans la rue
Un souffle venu de nulle part
Dans le ciel, les nuages ont disparu
Dans l’air, un parfum bizarre
Le temps est soudain suspendu
Comme si commençait une nouvelle histoire
Plus un bruit, un silence absolu
Un évènement se prépare
Les passants sont figés comme des statues
Les enfants ont quitté le square
L’atmosphère devient tendue
Le vide s’installe dans les regards
Puis le monde s’éclipse pour un nouveau début
La vermine
Ils marchaient dans la brume dense
On distinguait à peine les collines
Des fleurs diffusaient une odeur rance
Ils croisaient parfois quelques ruines
Ils progressaient vite mais avec prudence
Ils craignaient de rencontrer la vermine
Celle-ci s’était répandue avec abondance
Jusqu’à ce que la population décline
Les survivants fuyaient sans défense
Personne n’en connaissait l’origine
Certains parlaient d’une expérience
Un insecte mutant qui contamine
Le groupe essayait de garder la cadence
Pour enfin trouver une zone sans vermine