Je ne crains pas l'ombre qui vient parfois me caresser le visage.
Au vent nouveau, à la douleur du passage, je me plais à panser.
Les regards en arrière ne me rendent pas le coeur plus léger.
Je te connais, je te sais. Tu es un pays à toi toute seule, un beau rivage, où l'on aime en douceur s'échouer, quand la nuit se fait chaude.
Je n'ai pas peur de ton corps fragile quand le monde t'effraie.
Mes bras ne seront pas très loin, prêts à t'accueillir si tu vacilles.
Et j'oublie ma misère quand ton sourire frappe à mon âme.
Je prends mon plus bel accent pour percuter le temps.
La poésie s'empare de moi et plus rien ne peut m'empêcher d'exprimer les profonds sentiments qui aiment en moi résider.