Mi-août 2025. Mini-rando du village du Vernet (63) vers ce Puy. Nature vierge, entièrement écrasée d’un soleil à la lumière à peine orangée, prémices de l’automne encore lointain.

   Vite la soif nous gagne. Personne à la ronde, des estives à perte de vue sur ces étendues légèrement vallonnées, coupées par des lignes d’arbres ou d’arbustes qui, peut-être, les délimitent. L’herbe rase est jaunie, brûlée par l’ardeur solaire des deux dernières semaines.

   Une petite troupe de bœufs blancs se presse sous l’ombre maigrelette d’un châtaignier et nous regarde, curieuse. Nous disons quelques mots à ces seuls êtres vivants de quelque ampleur alentour. Le terrain est presque plat, enfin, comme en moyenne montagne. Aucune véritable difficulté.

  Nous sommes heureux dans cette immensité sauvage et songeons déjà aux splendides paysages du col de la Croix Morand que nous avons adorés en venant et qui, à coup sûr, feront encore le bonheur de notre retour. Décidément, ce coin de l’Auvergne est ma foi bien joli ! L’avons-nous ou nous a-t-il choisis ?


Publié le 19/12/2025 / 19 lectures
Commentaires
Publié le 19/12/2025
Bonsoir et bienvenue sur le peuple des mots Claude. Une écriture pareille à une carte postale qui rendent hommage à la Terre et à toute l’humilité qui peut nous assaillir dans la contemplation. A vous relire j’espère, à plus tard.
Publié le 19/12/2025
Merci beaucoup, Leo. Je m'inspire beaucoup du visuel et du sensuel, du vécu. Cela représente les 2/3 de mon écriture pour 1/3 de fiction, globalement. Merci pour cette lecture et oui, je pense revenir ici. :)
Publié le 19/12/2025
Chouette, c’est vraiment un endroit respectueux et bienveillant, à bientôt Claude.
Publié le 21/12/2025
Merci pour ce récit vibrant, il m’a aussitôt replongé dans mes propres souvenirs d’Auvergne. Moi aussi, j’ai eu la chance de crapahuter sur ces terres puissantes, où chaque colline semble respirer. Le col de la Croix Morand m’a laissé une empreinte profonde, ce vent vif, ces horizons qui s’étirent à l’infini, cette lumière dorée qui caresse les pentes. Pendant mes vacances, nous avions planté notre toile de tente dans un petit camping à Saint-Nectaire. Le matin, la brume s’accrochait encore aux prés, et le soir, le ciel s’embrasait derrière les monts. Entre deux randonnées, le parfum des herbes sèches, le chant des grillons et la douceur du vent composaient une symphonie simple et parfaite. J’en garde des souvenirs lumineux, des paysages grandioses plein les yeux et l’esprit, comme une respiration profonde qu’on n’oublie jamais.
Publié le 21/12/2025
Merci, Mary. Sur mes "vieux jours", je m'y suis offert un petit pied à terre il y a moins d deux ans et j'en profite au maximum.
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