Les fleurs restent belles

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Le vent dans les claustras murmure la caresse

Du temps si dérisoire et nous décoiffe un peu

Eloignant la saveur de nos belles prouesses

Qui saignent la mémoire et nous rident les yeux

 

Le soleil s'interpose aux clichés sans couleur

Des roses effeuillées par un galant fantôme

Je n'avais pas vingt ans quand l'émoi de ton cœur

Susurrait à mon cœur des enivrants arômes

 

L'amour insouciant celui qui vient de naître

Emplit de floraison mon jardin silencieux

Mais mon verger fleuri je dois le reconnaitre

N'est plus qu'un souvenir lointain et capricieux

 

Il orne mes vieux jours tel une main ouverte

Sur l'épaule du temps amiral sourcilleux

D'un navire filant sur une mer offerte

Aux humeurs des autans et des flots oublieux

 

Je n'avais pas vingt ans c'était il y a longtemps

Ce sillon effacé tu vois je le restaure

Pour nous revoir altiers amoureux éclatants

Exhibant sans pudeur un bonheur qu'on dévore

 

Le vent dans les claustras se résigne au silence

Je dois sortir le chien arroser les soucis

Le temps s'est rafraîchi il faudra que je pense

A donner aux oiseaux des bouts de pain rassis


Publié le 17/02/2026 / 5 lectures
Commentaires
Publié le 17/02/2026
Magnifique! L’évocation d’un temps heureux couronne ce moment là de sa splendeur passée, même si le retour aux soucis d’aujourd’hui et de la solitude, fait revenir à un présent plus triste. C’est très beau.
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