Pour avoir su m’ouvrir les yeux lorsqu’ils étaient fermés ou simplement cachés derrière d’immenses œillères,

Pour avoir souffert ma mue, ma transformation de chrysalide atrophiée en imago rêvé,

Pour avoir supporté ces méandres qui vous porte en des endroits malsains dont on ne revient guère,

Pour avoir su me donner l’impulsion et l’envie de remonter la pente,

Pour avoir su porter sur tes épaules fortes mon poids beaucoup trop lourd malgré ce que tu crois,

Pour m’avoir appris à faire le funambule et arriver au bout en me tenant la main,

Pour m’avoir ouvert les ailes tout en fermant les tiennes sans même m’en rendre compte, car j’étais égoïste,

Pour avoir su tenir ce fil tel une Ariane qui guide son Thésée,

Pour être là, toujours, en mon cœur épanché,


Je te le dis,

 

Merci de tout ce cœur que tu sus me donner,

Merci de tout ce fil que tu as déroulé,

Merci des sacrifices que je n’ai pas su voir,

Merci de cette main que tu me tends toujours,

Merci de ces épaules qui sont pourtant fragiles,

Merci de cet élan qui me fait rebondir,

Merci de la lumière que je voyais briller,

Merci d’avoir souffert avec moi sans mots dire,

Merci d’avoir rouvert mes deux yeux à la vie.


Publié le 26/02/2026 / 2 lectures
Commentaires
Publié le 26/02/2026
C’est un très bel hommage à la force de l’amour : le temps de l’écoute, puis celui de la patience. Entendre sans interrompre, rester toujours. Tenir à l’autre plus qu’à soi, ne pas imaginer vivre sans lui ou elle, sans cette partie indispensable. Tenir alors que l’autre, quel que soit la raison, n’est pas facile à vivre, c’est cela aimer. Bravo Perthro !
Connectez-vous pour répondre