C'est quand je vis les portes empêchant l'accès au wagon de la ligne 1 que la tentation me vint. Sans elles, je n'aurais pas songé à sauter. Cette pensée passa, comme tout le reste, la Mélancolie demeura, fidèle, à côté de moi. Nous montâmes. Elle resta debout, je m'assis et songeai en balayant les photos prises au Petit Palais que j'aurais besoin d'une pause, d'un retour à moi, d'une reflexivité.
Je décidai, de retourner régulièrement voir Vuillard et ses Personnages dans un intérieur puisque je me sentais comme eux, morcellée et tendant de plus en plus vers l'abstrait. La contemplation d'un intérieur bourgeois du la fin du XIXe siècle me servirait de refuge pour mieux me retrouver.
Je pris une grande respiration, la Mélancolie descendit et je demeurai jusqu'à la station d'après. Dehors, le soleil se mit à briller.