Tous les textes ci-dessous font partie de la forge des mots : les auteurs de ces textes acceptent d’avoir des retours exigeants. Vous pouvez laisser des annotations en marge de ces textes si vous êtes inscrits et connectés en surlignant le passage sur lequel vous souhaitez proposer une amélioration.

Juste un fait divers dans le journal local

Tout en roulant, j’admire la nature qui renaît : le jaune des champs de colza et le vert tendre des jeunes feuilles transforment le paysage. Il est treize trente quand je traverse notre bourg. Les quelques magasins qui l’animent sont encore fermés, p…

Ode au Pays

Ode au Pays   Ma province, verte campagne paisible enroulée autour de clochers, pieds de vigne et pommiers. Petites bourgades endormies, hérissées de champs de blé, de colza et d'herbes folles. Patelins à la lisière de forêts, où les arbres dans l'…

Ligne 2

Dès qu'elle entra dans la voiture, elle sut que ça n'irait pas. Pas cette fois. L'atmosphère était électrique, elle le sentit tout de suite. Trop de personnes, et surtout trop d'hommes, trops grands, qui lui barraient le passage et remplissaient l'es…

La Crevette et les Crabes

Je me souviendrai toujours de cette date, le neuf novembre 2008. C’est la journée où ma vie a basculé, où mon innocence a pris son envol, et où j’ai embarqué toute ma famille avec moi dans cette aventure cauchemardesque. J’aurais préféré les transporter dans une balade idyllique. La veille, déjà, l’horreur avait commencé ; Il est possible que cela ait débuté deux mois auparavant. Je n’étais pas au bout de mes surprises ; le tourment a duré 5 ans et s’est poursuivi avec un autre. Aujourd’hui, toutes ces souffrances sont loin derrière moi, mais il suffit d’un rendez-vous, d’un soupçon de doute pour m’imaginer à nouveau dans le même état qu’en 2008. Tout ceci a laissé une marque au fer rouge dans mon cœur, mon corps, mon être. Elle fait partie intégrante de celle que je suis. Les bribes de souvenirs que j’ai de cette journée sont semblables à de la brume qui masque l’horizon. J’étais tellement dans le coaltar, l’énergie avait décidé de se faire la malle, en raison de la nuit affreuse de…

Là, Où tout a commencé Là, Où tout s’arrêtera La matrice Le couffin Le lit superposé La cour de récré La salle de ciné La bibliothèque municipale La chambre des souris La Normandie Les 144 marches du lycée Un cours magistral Des tourna…

Mes Alpes

Sillons dans la montagne. Neige. Mémoire des alpages. Indélébile. J'arpente mon berceau. L'étoile sur le pic. La perle de l'eau. Je n'ai pas peur. Pas de vertige. J'aime l'altitude. Je t'apprivoise. Me rapproche. Je finis par te tutoyer. …

Etions-nous si invincible ?

« A 20 ans, on est invincible à 20 ans, rien n’est impossible, on traverse les jours en chantant… ». Les enfants des années 2000 reconnaîtront cette chanson phare de la chanteuse Lorie qui évoquait comment on se sentait à cet âge dit le bel âge.   S…

Nostalgie

Vingt ans.                                                                                                                                       La vie devant soi, a croquer à pleines dents,                                                            …

Arrivée d'Ana 2.0 (toujours extrait du roman en gestation : Presque) (tps de lecture : 1'35")

          Le camion, une tapissière blanche très sale, est arrivé très tôt. Je le guettais. Il s’est garé sur la place, il a coupé ses feux et puis plus rien pendant dix bonnes minutes. Quand on sait depuis la première seconde qu’il y en aura pour di…

Il est l'heure. Il est temps.

Il est temps de t'aimer. Il est l'heure d'allumer ta vie.  Il est temps de ruiner l'ennui.  Il est l'heure d'enchanter le présent.    Il est temps d'avoir 20 ans, Et peut être bien plus. Il est temps de tout brûler. Partir et ne pas revenir. …

Lille

La nuit tombe sur Lille. Il est seul assis sur un banc. il attend. Que quelque chose se passe enfin. Mais rien. Le lendemain matin, il ouvre les yeux. Rien de spécial ne s'est passé d'après lui. Il se lève et rentre dans une brasserie pour prendre …

MONTPELLIER

Me voilà dans cette ville, je ne sais pas comment j'y suis arrivé. Pourtant, à son contact, je change. Mes yeux sont rivés Sur sa population, ses rues, ses parcs, sa joie. Et lorsque je m'en éloigne, c'est avec mauvaise foi. J'ai beau affirmer qu…

Crecy la Chapelle, village où tout peut se passer

C'est un bout de verdure, caché dans un village, un Reflet de miroir qu'on aimerait admirer sans Effets spéciaux. un petit Coin de paradis oublié par la sncf. Il Y avait une gare, du temps où   Le travail y foisonnait. Maintenant, on s'y retrou…

Il est trop tard pour caresser le temps

  Ce n’était pas hier ni même avant-hier et personne n’avait jamais réussi à le convaincre que c’était le plus âge de la vie.  Que restait-il de ses 20 ans? Des histoires ébauchées, des rêves inavoués, des espoirs que la réalité avait éteints un pa…

L’eau, les générations et la responsabilité partagée à l’ère du numérique et des technologies vertes

  Introduction L’eau, ressource vitale et fragile, se trouve aujourd’hui au cœur des préoccupations écologiques. Longtemps, les générations passées ont été accusées d’avoir épuisé la planète, d’avoir pollué les rivières, surexploité les nappes phré…

Devenir millionnaire

« La plupart des hommes sont si peu par eux-mêmes, que leur fortune, leur rang, leur place, sont tout leur être. » — Chamfort Pauvres sont les esprits de ceux qui croient que posséder des richesses signifie tout avoir, car viendra le moment où ils …

Dario (extrait du roman en cours)

La maison était rangée, bien nette. Ça sentait bon le nettoyant pour sols. Et sur la nappe de la cuisine, la rouge à pois blancs, il y avait un petit mot avec beaucoup de fautes signées Dario. C’est comme ça que mon voisin s’appelle. Il est albanais.…

Perdre sa peau

Se perdre, c'est ne plus reconnaître son visage dans le miroir. Regarder sans se trouver. C'est ne plus pouvoir se tenir nu. Toujours habillé, pour plaire, pour appartenir, pour ne pas déborder. J'ai porté des peaux. Les unes sur les autres. Ajusté…

Vuillard et moi

C'est quand je vis les portes empêchant l'accès au wagon de la ligne 1 que la tentation me vint. Sans elles, je n'aurais pas songé à sauter. Cette pensée passa, comme tout le reste, la Mélancolie demeura, fidèle, à côté de moi. Nous montâmes.  Elle r…

Ode à l'inconnu

L'inconnu par la porte, par la fenêtre. L'inconnu qui t'emporte, être Quelqu'un d'autre, Soi, sans voir les fautes. Jusqu'à débordé d'amour. En faire aussitôt le tour. L'un va vers l'autre, lentement. Tout se détache délicatement.   Le télép…

Du nouveau

  A bien y réfléchir, Charles a encore raison Pour mieux nous rafraîchir, il faut des oraisons et des caveaux Alors nous subissons, muets comme des mimes Les assauts, les frissons, les montreurs de victimes et le « nouveau »   Du nouveau I…

Duel à l'interphone

L'interphone. C'est encore elle. Elle ne cesse pas sa ronde, prête à tout. Elle voudrait rentrer comme elle l'a déjà fait chez bon nombre d'entre nous. Je le sais. Dans l'appartement c'est le silence. Pas aussi vide que le sien qui rend les choses …

Le marcheur solitaire

La marche c'est  toute sa vie Rien d'autre ne lui donne plus envie. Il passe son temps à marcher, Il en a besoin pour exister. C’est au court d'une de ses longues marches Qu’il a pu gravir, de sa vie, les marches.   Pourtant, il fut un temps, …

Hypatie d’Alexandrie

Il est des élites dont l’histoire me hante Telle la belle Hypatie philosophe Dont l’Église a provoqué la catastrophe, Massacrée par leur morale intolérante. Éclaireuse sur le chemin de la sagesse, Étudie l’Unique, les rouleaux de Platon, Débat à l’a…

Emiko a Paris. La faute sans nom

EMIKO Roman Prologue Tokyo ne dormait pas.Tokyo ne dors jamais… La lumière des distributeurs automatiques tremblait dans la rue vide. Trottoirs humides miroirs sombres et silencieux,  Emiko était assise au bord du futon. L’enfant respirait à peine  un souffle fragile, humide , presque invisible. Depuis des jours elle n’entendait plus le monde, seulement cette phrase, lente, obstinée : Tu n’as rien fait…IDIOTE Son grand-père tombait dans le ciel. Le métal se brisait. Le feu ouvrait la nuit. Elle aurait dû empêcher. Elle n’avait pas empêché. Le silence dans la pièce devint immense. Elle prit l’enfant contre elle. Le corps était chaud. Vivant. Elle murmura quelque chose — personne ne l’entendit. Puis il n’y eut plus que le vide. Longtemps après, dans un autre temps, l’eau coulait encore dans l’évier. La porte resta ouverte. La nuit continua sans elle.     CHAPITRE I Mardi. Il pleuvait. 14 janvier. 23h07. Rue des Martyrs, Paris 9 L'avion avait atterri à 17h43. Je notai l'heure avec s…