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La Promesse du Destin
Partie 6

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Après cet événement, Féli a dû se plier aux conditions de son père. Quant à moi, mes conditions de travail se sont dégradées. Nous avons eu droit à quelques jours de répit parce que Monsieur Valygaut est parti assister à une conférence internationale. Il a choisi un autre assistant pour l'accompagner, me laissant de côté. Grâce, ou à cause de cela, je n'ai pas encore eu de confrontation avec lui. Mais je sais qu'à son retour, il me convoquera dans son bureau. J'essaie de ne pas trop y penser, et Féli fait tout pour me distraire de cette perspective.

Il m'a confié plusieurs rapports financiers à boucler avant son retour, et heureusement, Féli m'aide énormément. Elle se révèle sous un jour nouveau, elle est sérieuse, assidue et concentrée. Ses connaissances en finance et sur l'entreprise m'épatent. À chaque instant passé ensemble, je me sens retomber amoureux d'elle un peu plus.

Normalement, j'ai l'interdictions de m'approcher de la maison, mais les gouvernantes me laissent passer. Avec Féli, nous nous redécouvrons en tant qu'amants. C'est notre première relation à tous les deux alors... Chaque baiser dévoile une partie de nous que nous ignorions, et chaque toucher est comme un secret partagé, un frisson traversant notre peau comme une décharge douce mais électrique. On découvre un nouveau monde ensemble, avec une curiosité presque enfantine. Nous prenions le temps de savourer chaque instant, comme si c'était le premier et le dernier.

- Et si on partait ?

- Fuir n'est pas la solution.

- Pourquoi pas ? Après tout, tu l'as fait. Et regarde où tu en es maintenant.

- C'était différent. Je n'avais pas le choix, c'était une question de survie.

- Je ne veux rencontrer aucun autre homme, Sacha. C'est toi que je choisis, encore et toujours. C'est peut-être niais, mais c'est la vérité...

- Je le sais, Féli... et moi aussi, je te choisis.

- Mon père veut que je rencontre ses prétendants et que je fasse un choix. Mais si je les refuse tous...

- Il finira par décider à ta place. Ça risquerait d'être encore pire. Mais, j'ai un travail ici...

- Peut-être que tu devrais tout laisser tomber ? Tu es un analyste financier brillant, le meilleur que je connaisse. Je suis certaine qu'ailleurs, on te donnerait le poste de directeur financier que tu mérites.

- Tout abandonner et recommencer de zéro ? J'ai déjà 24 ans, Féli. J'ai envie de construire quelque chose de solide.

- Alors, créons notre propre entreprise !

- Félicity...

- Je suis sérieuse !

- Ce n'est pas si simple. Ton père est peut-être exigeant, mais il sait ce qu'il fait. Monter une entreprise, ça demande bien plus qu'une idée. Il faut de l'expérience, des contacts, un capital... Tu as pensé à tout ça ?

- Tu te sous-estimes... mais tu as raison. J'ai juste envie de tourner la page, de vivre comme je l'entends.

- Je ne peux pas te promettre que tout ira bien, mais... je ferai tout ce que je peux pour qu'on y arrive.

- J'aimerais que ces quelques jours durent toujours... juste toi et moi.

Ses larmes apparaissent ruisselantes sur son visage. Je soulève son visage avec mes mains, tout en faisant disparaître ses larmes avec mes pouces. Je pourrais regarder son visage durant des heures entières. J'embrasse alors son front tendrement, puis ses yeux, puis ses joues qui sont tous deux humides, pour finir par sa bouche. Elle se redresse pour glisser délicatement ses mains dans mes cheveux. Ce geste a tendance à me procurer d'agréables courant électrique dans tout le dos. Peu à peu, je sens la chaleur de son corps contre le mien, chaque mouvement rapprochant nos deux êtres un peu plus. Lorsqu'elle se glisse en califourchon sur moi, ses baisers, toujours plus intenses, me font perdre toute notion du temps et de l'espace.

Durant ces quelques jours, nous avons eu plusieurs moments comme celui-ci, mais nous avons tout le temps été interrompus. Soit par les gouvernantes, soit par... moi. Nous sommes tous les deux novices à ce sujet et... je ne peux pas nier avoir quelque complexe à ce propos. Nous n'en avons jamais parler mais, je sens qu'elle a toute confiance en tout cela... et qu'elle en a plus qu'envie. Ce qui a tendance à me terrifier deux fois plus. Loin de moi l'idée que je n'en ai pas envie, je suis littéralement fou d'elle, mais... est-ce que c'est de la fierté mal placée ? Ou peut-être que j'ai honte d'être... vierge à mon âge... ? De ne pas être à la hauteur... ? J'avoue avoir effectué plusieurs recherches à ce sujet et avoir même pris de quoi nous protéger si ça arrivait, mais...

- Tu veux que j'arrête... ?

- Non non...

- Tu as la tête ailleurs. Qu'est-ce qui te tracasse ?

- Rien, ne t'inquiète pas...

- Tu sais que tu peux tout me dire... il faudra bien qu'on aborde le sujet... peut- être que... tu ne me trouves pas assez attirante pour le faire... ?

- Je t'interdis de penser que cela est un quelconque lien avec toi. Tout ça, c'est moi et le fait que je réfléchisse trop.

- D'accord... sache que je n'ai envie de faire ça qu'avec toi alors... si tu ne t'en sens pas prêt, je le comprendrai et on atten...

- Stop... j'ai envie de toi... plus que tout. Olala, c'est horrible, mais je... je...

- Nous sommes vierges tous les deux...

Je me recroqueville sur moi-même en enfonçant mon visage rougi par la gêne entre mes bras. Je finis par hocher la tête timidement pour acquiescer. J'ai l'impression d'avoir de nouveau 16 ans. Je n'ai pas vécu ma puberté comme les autres garçons de l'école. Quand je les entendais parler, je savais que je n'étais pas comme eux. Mais ça m'était égal à l'époque, tout ce qui comptait, c'était d'avoir des notes excellentes. Avant elle, je ne pensais jamais à tout ça, et maintenant, je regrette parfois de ne pas avoir profité de mon adolescence autrement. Normalement, je suis quelqu'un de confiant, j'aime bien me vanter de mes compétences. Mais là, je me sens maladroit, presque ridicule. J'étais déjà excité au moment même où elle avait mis ses mains dans mes cheveux la première fois. Et c'est bien là une de mes hontes... je suis tout le temps excité. J'ai envie d'elle à chaque seconde, je ne parviens plus à me contrôler. Cette pensée me hante, m'éloignant de l'instant.

Elle semble si sûre d'elle, comme si tout cela était naturel. Alors que je me perds dans ma honte, Féli prend doucement mes mains et les pose sur son visage. Je n'ose pas la regarder, ma gêne est trop forte. Elle glisse sa main sous mon tee-shirt en m'embrassant dans le cou, sa bouche remonte doucement vers mon oreille. " Tu sais... je n'ai jamais fait ça non plus." Sa voix tremble un peu. "Je suis tout aussi nerveuse que toi... Mais je veux qu'on le découvre ensemble." Ses mots me frappent de plein fouet. Pourtant, je garde les yeux fermés, le cœur battant à tout rompre, incapable de gérer l'excitation et la nervosité qui m'envahissent. Ma respiration s'accélère, et pendant un instant, je me demande si Félicity peut entendre le tumulte qui résonne dans ma poitrine. Quand j'ose enfin ouvrir les yeux, c'est comme si le monde autour de moi s'était ralenti.

Félicity est là, à quelques centimètres de moi, son tee-shirt et son short ayant glissé au sol. La lumière tamisée de la pièce dessine des ombres douces sur son corps. Elle porte un soutien-gorge noir en dentelle, si délicat que je distingue à peine la frontière entre le tissu et sa peau nue. Chaque motif de la dentelle semble se fondre avec elle, et mes yeux sont irrémédiablement attirés par la légère transparence qui dévoile la courbe douce de ses seins, ses aréoles, ses mamelons... Je déglutis difficilement, mes mains moites et tremblantes trahissent mon état intérieur.

Mon cœur tambourine si fort que j'ai du mal à penser clairement. Qu'est-ce que je suis censé faire maintenant ? Comment est-ce que je suis censé réagir ? Un mélange de désir brûlant et de peur me paralyse. J'ai envie de la toucher, de l'embrasser encore, mais mes mains restent suspendues dans l'air, hésitantes, comme si je craignais de briser quelque chose de précieux.

Comme si elle lisait dans mes pensées, Félicity s'avançait doucement. Ses mouvements sont lents, presque hypnotiques, et je me sens comme un gamin maladroit à côté d'elle. Elle prend mes mains avec une douceur infinie et les guide vers elle. Mes doigts tremblent légèrement lorsqu'ils effleurent la peau douce de ses seins à travers la dentelle. Je commence à les caresser timidement, ne sachant pas si c'est ce qu'elle attend, mais ses frissons m'encouragent. Je presse doucement, mes gestes hésitants se font plus assurés quand je la sens se rapprocher de moi. Je sens ses tétons durcir sous mes doigts, à travers la dentelle. Ses petits gémissements me surprennent, et je réalise que tout ceci est aussi nouveau pour elle que pour moi. Je continue, incertain, mais curieux, découvrant chaque réaction avec émerveillement.

En touchant juste ses seins, j'ai l'impression que Félicity a eu d'innombrables orgasmes. Elle est restée coller contre moi tout le long, comme si elle voulait dissimuler son visage, et cela n'a fait qu'attiser mon désir de voir ses expressions. Après un court instant, elle glisse doucement ses mains vers mon entrejambe, et je me tends aussitôt, incapable de contrôler cette réaction. J'essayais de le cacher le plus que possible, mais... je bande depuis un certain moment, ce qui rendait mon sexe presque douloureux...

- Je peux... ?

- Je ne veux pas que tu te sentes obligé de...

- J'ai envie de te toucher... toi, tu en as envie... ?

Je sens mes joues s'enflammer de nouveau. Les mots me manquent, alors je hoche simplement la tête, timidement. Elle me fait un large sourire et retire mon tee-shirt. Depuis mon rééquilibrage alimentaire (forcé), je me sens bien plus à l'aise avec mon corps. Avant, j'étais très fin et tout flasque. Maintenant j'ai repris du poids et je suis bien plus musclé. Je ne peux pas nier être content de ce changement.

Félicity dépose des baisers légers sur mon torse, descendant lentement, et chaque baiser semble enflammer davantage ma peau. À mesure qu'elle approche du bas, je sens ma respiration se faire plus haletante. Une vague de tension monte en moi, et l'idée de perdre le contrôle me traverse l'esprit. Et si j'éjacule avant même qu'elle ne me touche... ? Je secoue la tête, essayant de chasser cette pensée. Détends-toi, Sacha.

Elle commence à dégrafer mon pantalon et le fait glisser lentement. Moi qui voulais tant regarder son visage, je me retrouve incapable d'ouvrir les yeux. Mon cœur bat à tout rompre, mes poings se serrent, et je retiens mon souffle comme si cela pouvait empêcher la vague de sensations qui monte en moi.

Je l'entends murmurer quelque chose, sa voix douce et chaude, presque comme une caresse. Je n'arrive pas à saisir les mots, mais je sais qu'ils sont pour moi, qu'ils me rassurent, qu'ils me disent de me laisser aller. À cet instant, je sens une chaleur humide sur l'extrémité de mon sexe. Mon souffle se coupe, et je me demande si elle peut entendre mon cœur tambouriner.

J'ouvre finalement les yeux, et je croise son regard. Elle me fixe, comme pour s'assurer que tout va bien, et je sens mes joues s'enflammer. Aucun mot ne me vient, je ne fais que rougir davantage.

- Tu me fais confiance... ?

J'acquiesce d'un signe de tête. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres avant qu'elle ne baisse doucement la tête. Lorsque je sens la chaleur de sa bouche m'envelopper, tout mon corps se fige. Un frisson, lent et puissant, remonte de mes pieds à mes cheveux, comme une vague incontrôlable qui emporte tout sur son passage. Chaque fibre de mon être vibre sous l'intensité du moment. Je sens que je suis sur le point d'exploser.

Félicity commence à bouger lentement, faisant des va-et-vient délicats avec sa bouche. Je ressens chaque mouvement encore comme un doux courant électrique qui parcourt ma peau, et je sais que je ne vais pas tenir longtemps avant de...

- Féli... attend, je vais...

Ma voix est étranglée, presque un murmure. À ma surprise, elle ne s'arrête pas. Au contraire, elle accélère, et je perds tout contrôle. Mon souffle se fait court, irrégulier. Juste avant de jouir, je me recule d'un coup, retirant mon sexe de sa bouche. Je le prends entre mes mains pour finir le geste loin de son visage. Une vague de gêne m'envahit, et j'ai soudain envie de disparaître...

- Tout va bien... ?

- Excuse-moi, je...

- Tu n'as pas besoin de te justifier... j'ai adoré...

- Je ne voulais pas... je ne voulais pas que ça t'étouffe...

Je rougis encore plus. Félicity rit doucement, son sourire s'élargissant. Je remarque sa poitrine qui se soulève et s'abaisse rapidement, trahissant son propre essoufflement et son excitation. Je voudrais lui dire à quel point j'ai adoré chaque seconde, de A à Z, mais les mots ne viennent pas. Je me sens encore un peu gêné par ce qui vient de se passer, même si je sais que je ne devrais pas. Pourtant, malgré cette gêne, je brûle d'envie de recommencer. Je ne sais pas si j'ai assez confiance pour aller plus loin... pour lui faire l'amour, mais je comprends soudain que ce moment n'a pas besoin d'être parfait. Il a juste besoin d'être vrai.

Félicity me serre la main doucement, son regard est plein de tendresse. "On peut aller à notre rythme," murmure-t-elle, comme si elle avait de nouveau entendu mes pensées. Son assurance tranquille m'apaise, et je me rends compte que, tant que je suis avec elle, tout semble possible.

Publié le 12/07/2026 / 10 lectures
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