LE GRAND DESORDRE

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LE GRAND DESORDRE

 

Les rires résonnent dans cette rue,

à l’abri de la lumière et du chaos.  

Les fils du Grand Désordre s’amusent,

insouciants face à la nuit rampante.

La vie est ressortie des ruines,

bravant l’air poussiéreux et le froid,

détachée de ce passé tumultueux,

détachée de ce futur trouble et glacé.

Et ce soir les rires résonnent,  

comme un cri contre l’absurdité.  

L’absurdité d’un monde trop affamé,

qui s’est suicidé dans la honte et le sang.

 


Publié le 11/04/2026 / 6 lectures
Commentaires
Publié le 11/04/2026
Un texte qui cogne. J'ai aimé le contraste entre insouciance et la violence d'un suicide collectif. Un rire qui montre le paradoxe: Plus le monde est absurde et violent, plus le rire devient nécessaire pour ne pas sombrer. Mais plus on rit de l'absurdité, plus on accepte l'état de "Grand Désordre" comme une nouvelle normalité. Troublant.
Publié le 12/04/2026
Merci beaucoup pour l'analyse, ça me fait forcément plaisir ! J'ai écrit ce texte il y a 30 ans comme une sorte d'exercice d'anticipation (très simple et naïf), mais j'ai l'impression que ça fonctionne encore mieux en 2026 : ça donne envie de développer l'idée ... A suivre.
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