Tous les textes ci-dessous font partie de la forge des mots : les auteurs de ces textes acceptent d’avoir des retours exigeants. Vous pouvez laisser des annotations en marge de ces textes si vous êtes inscrits et connectés en surlignant le passage sur lequel vous souhaitez proposer une amélioration.

Le prix Nobel

Je n'aurais pas de prix Nobel Et même si cela arrivait Par un hasard qui n'en serait pas Je ne serais pas intéressant   Je ne suis pas jaloux Je suis en retrait Je ne suis pas à acheter Je ne suis pas un objet Je suis la distance Je suis in…

Les vieilles Folles

                    Un lieu très moderne, artistique mêlant le passé et l’avenir, cosy. Des œuvres d’art contemporain et des gramophones anciens, des pièces collector, d'art aujourd'hui. Aux murs des portraits géants d’artistes des …

Vingt mille lieues sous les mers, de Jules Verne

Il faut lire Vingt mille lieues sous les mers pour s’embarquer avec le mystérieux capitaine Nemo dans une odyssée scientifique et poétique. Verne y marie aventure, émerveillement et vision futuriste, offrant un voyage sous-marin inoubliable qui nourrit l’imagination et la soif de découvertes.

J'ai lu Murambi, le livre des ossements de Boris Diop

« La mémoire des peuples n’est pas un fardeau à porter, mais une lumière à transmettre ; elle éclaire les vivants et rappelle aux morts qu’ils n’ont pas disparu en vain. »  &laq…

Je garde ma lumière allumée

Chaque jour j’avance sur ce chemin encore vide d’espérance, J’attends en silence Ce moment où enfin je pourrai dire que j’ai réussi, J’attends cette heure qui me dira que mon objectif est ac…

Sur un air de gaieté

Allégresse à tout va. Et je minore, ma peine. La joie emporte tout, Même les plus grands, des secrets. Et ces questionnements, Qui remuent dans ma tête, Je ne peux pas les sortir. De la gaieté, à en pleuvoir. Pour les jours à combler.   Ô m…

PARTIR

Partir c’est écouter l’appel des étoiles Quand la nuit murmure Va cherche ailleurs la lumière C’est fermer la porte d’un passé qui tremble Et marcher vers un demain qui n’a pas de visage L’immigration est une mer sans carte Où chaque vague porte un…

Mourir, si peu de chose ... 2

                                    -            Bonjour, lança-t-elle.   -            Bonjour, répondirent-ils en chœur.   Ils souriaient. Elle sentit une vraie bienveillance, mais aussi des yeux qui voyaient au-delà de l’étoffe.   -    Je vous observais et je crois que vous êtes frère et sœur et puis, j’ai senti de la vraie connivence entre vous et comme quelque chose de foncièrement bon à l’égard de la nature, des arbres plus spécifiquement.   -        Merci, répondit le jeune homme, dans un petit sourire.   -    Ne vous étonnez pas de mon intrusion. Il existe encore par ici des personnes qui parlent la langue de l’humain. Et puis, j’ai le temps de m’arrêter pour voir les belles choses. M’adresser à vous fait ma journée. Je vis seule, j’observe, j’ai encore assez d’énergie pour faire partie de ce monde, mais les instances supérieures ont décidé qu’il fallait me mettre en marge, dit-elle en souriant.      Le jeune homme la regarda et la demoiselle, el…

Mourir, si peu de chose ...

Mourir, si peu de chose ...                  1.   Nous mourrons tous à tour de bras. C’est inéluctable. Et c’est dommage au vu des réalisations que nous pourrions encore accomplir. Peut-être que le temps ferait bien de prendre une petite pause pour laisser souffler les femmes et les hommes, les grands et les petits. On passe sa vie à penser à la mort, à l’imaginer et à la redouter dès la fin de l’insouciance de la jeunesse.  Pourtant en mourant, toutes les souffrances s’arrêtent et ce sera l’extinction des feux de la machine corps. Alors pourquoi craindre cette paix éternelle ?     Quand elle rentra du Japon, elle appela sa mère et lui dit que la planète était minuscule au final.     -   J’étai…

LA FEMME VOILEE

Elle marche dans la rue, discrète et sûre d’elle. Son voile n’est pas une barrière, mais un choix, une part de son identité. Derrière ce tissu, il y a un sourire, des rêves, des ambitions. Elle est étudiante, mère, amie, professionnelle. Elle vit sa…

L'archive

    La justice, concept évanescent, l'intrigue.   Entourée de livres,  cherchant une échappatoire,  un titre attire son regard : “L’Eau des Jugements.”   Elle l’ouvre. Une illustration. Thémis, les yeux bandés, balance et glaive en main…

La foule

Je m'appelle Cassiopé et je suis enfin arrivée au bout du chemin. Je n'aurais jamais cru que ça puisse être aussi long quand je suis partie.   D'abord il y eut la foule. S'en extirper. Ces corps que j'ai du disperser, écarter, ignorer. Mon corps ma…

AFRICA

Ils ont tété ta mamelle Ils t'ont jeté comme une poubelle Ils ont brisé toutes tes ailes Mais tu reste belle Africa ta mamelle est sèche Comme ta terre  Austère Bipolaire  J'ai plus d 'air Ils ont brisé ta beauté Lynché ton troupeau Chipé …

CHOUKRI

Chou Mon souffle Je t’écris dans le creux de la nuit Là où ton absence me serre le cœur Tu n’es plus là mais tu es partout  Dans notre chalet dans mes gestes dans mes silences dans mes pleurs  Tu étais mon rire toi qui riait tant mon repère le …

Résistance 2.0

  Dans la ville moderne, le bruit des écrans sature l’air, un bourdonnement qui couvre les vérités. Les visages sont des masques de verre, figés dans la lumière bleue. Toi, Alex, jeune hacker, tu erres, pris au piège par des images sans histoire. C…

Rue Franchère

Au milieu de cet été 1957, mes parents louèrent un petit logement sur la rue Franchère entre la rue Gilford et l’avenue Mont-Royal, à quelques pâtés de maison de tante Viviane. Il y a quelque temps, je suis retourné sur les lieux, histoire de faire …

À travers tes mots

La philosophie, un labyrinthe. Tu parles de dualité, de l’âme et du corps, de Socrate, et de Dieu.   Mais, quand l’âme pleure, où va-t-elle ? Dans quel abîme, dans quelle lumière ? Peut-on vraiment séparer le vrai du faux ?   La haine,…

Lys, la dormeuse éveillée du monde des reflets

L’Ombre et la Lumière : l’histoire de Lys, celle qui se réveilla Il était une fois une cité éclatante, où la lumière ne s’éteignait jamais. Les écrans couvraient les murs, les places, les visages. Les gens y cherchaient leur reflet, leur valeur, leu…

La République, de Platon

Il faut lire La République de Platon pour pénétrer au cœur de la pensée philosophique occidentale : une réflexion puissante sur la justice, l’éducation, le pouvoir et la nature humaine. Ce dialogue visionnaire interroge nos sociétés et éclaire encore, avec une clarté étonnante, nos propres idéaux politiques. Ouvrage traduit par Victor Cousin.

Le Décalage

     Une discussion anodine. Soudain, j'en suis le sujet. Il me dit : « Ça va, tu es en forme ! Tu as le sourire ! ». Oui, parfois. Mais pas aujourd'hui. Tu ne peux pas savoir, tu n'as pu que suivre la courbe des apparences. Un sourire, un rire avec …

La mort est un matin

La mort est un matin sans bruit, sans chagrin Elle vient quand tout dort comme l’ombre du décor Elle touche sans douleur elle ferme les couleurs Puis elle dit tout bas : « C’est fini, viens par là. » Et le monde continue comme si r…

Grisette

Grisette Je t'ai accueilli  Il y a un an et demi Tu étais flagada et raplapla Grisette Tu ressembles à une tigresse Grise Les yeux jaunes Ton regard m'impressionne Grisette a toujours faim Tu ne vas pas chasser la petite bête Et gambader d…

Le sculpteur

Jean Yves est un sculpteur Il fait des choses pas commodes Jean Yves est un original Il sculpte des pierres pas trop mal Il dépense un peu tout  Et ne demande rien Juste un peu de pièces  A Amélie Poulain Jean Yves se promène partout Avec so…